Publication 3 juillet 2026
Rapport d’activité 2025
Retour sur l’activité 2025
Lors de l’assemblée générale du jeudi 2 juillet 2026, Renaissance Numérique a présenté son rapport d’activité 2025. Ce document revient sur une année dense pour le think tank, rythmée par de nombreux travaux, rencontres et prises de position, dont le détail est disponible dans le rapport d’activité 2025 :
En 2025, Renaissance Numérique a poursuivi ses travaux sur l’intelligence artificielle générative, en plaçant au cœur de sa réflexion les conditions d’une gouvernance plus ouverte, la sécurité des usages et l’enjeu d’une diffusion réellement inclusive, afin que l’IA bénéficie à toutes et tous. Le think tank a également renforcé son action sur la régulation européenne du numérique, en appelant à une interrégulation plus efficace, capable de garantir une mise en œuvre lisible et cohérente des règles adoptées au niveau européen. L’année a par ailleurs été marquée par l’adoption de nouveaux statuts et d’une charte de déontologie, venus consolider l’indépendance de l’association.
Dialoguer
Tout au long de l’année, Renaissance Numérique a fait vivre le dialogue avec les acteurs du numérique à travers ses rendez-vous réguliers : Rencontres OFF, Rencontres d’experts.es et Interviews. Ces formats ont permis d’échanger avec des responsables publics, des chercheurs et des professionnels sur les grands sujets numériques du moment, dans un esprit d’ouverture et de débat.
Décrypter
L’année 2025 a aussi été placée sous le signe de l’IA générative. À travers ses publications, ses échanges et ses interventions, le think tank a cherché à mieux comprendre les usages de ces technologies, leurs promesses comme leurs limites, et leurs effets sur la société. Cette approche a nourri une réflexion plus large sur l’inclusion, la sécurité et l’acculturation au numérique.
Alerter
Renaissance Numérique a poursuivi son travail d’alerte sur l’urgence de rendre l’interrégulation du numérique plus efficace. Face à un cadre européen de plus en plus dense, le think tank a rappelé l’importance d’une articulation claire entre les différentes autorités et d’une application concrète des règles, afin que la régulation produise pleinement ses effets.
Explorer
L’année a enfin été l’occasion d’ouvrir de nouveaux questionnements, notamment autour du rôle de l’ambassadeur pour le numérique en France en 2025. Cette réflexion s’inscrit dans une démarche plus large de Renaissance Numérique : interroger les transformations de l’action publique à l’heure où le numérique traverse l’ensemble des politiques publiques.
L’édito du rapport d’activité, par Samuel Le Goff
L’activité de Renaissance Numérique a été riche cette année 2025. Elle a permis de faire entendre une voix qui se veut singulière, celle de la société civile, qui a trop souvent du mal à percer dans le débat public.
Notre culture nationale centrée sur l’État ne laisse pas beaucoup de place aux acteurs qui ne s’inscrivent pas dans son sillage. Contrairement aux pays anglo-saxons, ou à l’Allemagne, nous n’avons pas un tissu d’organisations indépendantes des intérêts publics, partisans ou économiques. D’où la perplexité de certains observateurs, qui cherchent à nous replacer dans des catégories qu’ils connaissent. Tantôt nous sommes qualifiés d’émanation du pouvoir macroniste, tantôt de voix des « GAFAM » ou d’autres intérêts économiques, un think tank ne pouvant, à leur yeux, n’être qu’une façade destinée à masquer du lobbying.
Renaissance Numérique ne correspond à aucune de ces catégories. Depuis 2005, le think tank rassemble des acteurs de la société numérique engagés dans une réflexion collective visant à éclairer et tirer le débat public vers le haut. Ses membres ont des parcours professionnels, des convictions et des sensibilités variés, parfois opposés, mais ils font le choix de participer à un travail commun au sein d’une structure ouverte, réunissant entreprises, avocats, ONG, universitaires, fédérations, fonctionnaires et régulateurs. C’est précisément de cette diversité, et du croisement des points de vue, que naît la valeur ajoutée des travaux de Renaissance Numérique qui fait progresser le débat public.
Pour renforcer notre indépendance et notre action, nous avons fait évoluer notre gouvernance cette année, avec un renforcement des statuts et la mise en place d’une charte de déontologie (que nous avons réalisée à partir d’une réflexion approfondie sur l’éthique menée avec Claude Kirchner, président du Comité national consultatif d’éthique du numérique), qui formalise des pratiques déjà installées, mais qu’il nous a paru utile d’expliciter. Les responsables de l’association et des groupes de travail doivent déclarer leurs éventuels conflits d’intérêt, et une production de Renaissance numérique ne peut se faire que si une diversité de parties prenantes est autour de la table. Les financeurs n’ont aucun droit de regard sur le contenu des travaux.
Nous accordons également une grande importance à l’écoute. Nos rencontres avec des décideurs ou des experts, dans un cadre privé, où la parole est plus libre, sont des moments importants. Nos rapports sont le fruit d’un travail issu de la méthode scientifique se nourrissant de ces rencontres et auditions, autant que de revues de bibliographie ou d’enquêtes diverses.
Toutes nos activités sont portées par cette volonté de faire entendre des sujets ou des analyses qui ne sont pas traités ailleurs, ou pas de la même manière. La note sur l’interrégulation (mai 2025) se penche sur la manière dont les régulateurs nationaux, qui s’entrecroisent sur les questions numériques, peuvent travailler ensemble. Voter des lois est une chose, veiller à ce qu’elles donnent tous leurs effets en est une autre, qui est malheureusement trop souvent négligée, surtout en France, où nous n’avons pas de vraie culture de l’évaluation. Sur l’intelligence artificielle générative, il nous semble que le sujet majeur est l’adoption « éclairée » et la capacité de l’ensemble de la population (notamment les publics les plus en difficulté) à tirer le meilleur parti de cet outil.
Nous souhaitons aller encore plus loin dans cette direction, en développant le travail en réseaux avec d’autres think tanks, français et européens, avec des organismes de prospective, avec le monde associatif et des institutions universitaires. La société civile, c’est avant tout un collectif, qui apporte une voix supplémentaire pour enrichir le débat, mais qu’il faut animer et faire vivre. C’est notre seule ambition.
Samuel Le Goff
Président de Renaissance Numérique
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