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Faut-il faire des usages un levier de la sobriété numérique ?

  • Politiques, institutions et démocratie

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À l’heure où nombre d’activités ont basculé en ligne, la question de l’empreinte environnementale du numérique se pose avec une plus vive acuité. Le 27 avril dernier, les ministres de l’Économie français et allemand ont conjointement présenté leurs plans nationaux de relance dans le cadre de la crise sanitaire. Au coeur de ces deux plans, une large place est offerte aux transitions écologique et numérique. Ils s’inscrivent dans l’ambition portée par la Commission européenne depuis le début de sa mandature.

Face à l’urgence climatique, la Commission européenne lançait, en effet, le 11 décembre 2019, son Pacte vert pour l’Europe, avec l’objectif de rendre le continent neutre en carbone d’ici 2050. Dans la continuité, inspiré par des rapports du Sénat, de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) ou encore du Conseil national du numérique, le gouvernement français a présenté le 23 février dernier sa feuille de route « Numérique et environnement », dont l’un des trois axes principaux est de « soutenir un numérique plus sobre ».

Le numérique est considéré à deux niveaux : d’une part pour réduire son empreinte sur l’environnement et, d’autre part, pour le mettre à profit de la transition écologique.

Si l’ambition générale est désormais partagée, les mesures pour y répondre demeurent, elles, l’objet de débats. En cause : la difficile évaluation de l’impact du numérique, qui traverse l’ensemble des pans de nos activités, y compris en ce qui concerne les gains environnementaux qu’il pourrait apporter. Si l’empreinte environnementale des infrastructures et terminaux est de mieux en mieux connue, l’évaluation des usages numériques pâtit, elle, d’un manque crucial de connaissances et de données. Il est alors difficile pour les citoyens de se mouvoir entre des injonctions diverses. Alors que d’aucuns invitent à distinguer les “usages utiles” des “usages futiles” du numérique, il convient avant tout de s’accorder sur les termes de ce débat.

Au-delà de l’enjeu environnemental, cette problématique interroge également le rapport de la société aux usages numériques et questionne des principes tels que la liberté de choix des utilisateurs et la défense d’un Internet ouvert.

Ces enjeux ont été l’objet de l’atelier que le Conseil national du numérique et le think tank Renaissance Numérique ont co-organisé le 25 mars dernier dans le cadre du Forum sur la gouvernance de l’Internet France 2020-2021. Ce dernier a réuni près de 200 personnes, usagers, acteurs de la tech, chercheurs et représentants d’institutions françaises et européennes venus partager leur expertise et retour d’expérience.

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