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Economie collaborative : un thème de campagne pour 2017 ?

  • Economie, emploi et travail

Economie collaborative : un thème de campagne pour 2017 ?

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Près d’un Français sur deux, est consomm’acteur collaboratif : surtout les jeunes

Ce n’est pas un phénomène nouveau, l’économie collaborative est définitivement ancrée dans les usages des Français. Depuis janvier 2016, 46 % des Français ont déjà consommé ou proposé un service sur une plateforme collaborative (Airbnb, Blablacar, Leetchi, etc.), dont 32 %, plus d’une fois. Parmi eux, une grande majorité consomme les services collaboratifs, plutôt qu’il ne les propose ; 21 % d’entre eux sont tantôt consommateurs, tantôt prestataires.

Il n’y a pas de disparité majeure entre les différentes catégories d’utilisateurs (âge, géographie, etc.) Le phénomène concerne donc tout le monde ! À noter toutefois, les jeunes (entre 18 et 24 ans) sont plus enclins à bénéficier mais surtout offrir leurs services sur des plateformes collaboratives :Parmi ceux qui n’ont jamais utilisé de services collaboratifs en 2016, 54 % étaient des personnes de plus de cinquante ans ;Ils représentent près de la moitié des sondés (48 %) qui déclarent « proposer des services » sur les plateformes.

Pour un Français sur deux, il faut parler d’économie collaborative pendant la campagne présidentielle de 2017

Pour 50 % des Français, tout pile, l’économie collaborative doit être un thème important des candidats à la campagne présidentielle 2017. Pour 28 % d’entre eux, même, les propositions des candidats pourraient orienter directement leur vote.

Ainsi, quand on évoque les possibilités d’interventions des décideurs politiques sur les enjeux de l’’économie collaborative, les Français plébiscitent d’abord (à 44 %) une approche en faveur de l’utilisateur (sécurité des transactions, garantie pour les échanges et les biens, etc.). C’est de loin la plus importante préoccupation devant la refonte du statut de travailleur indépendant ou la fiscalité des revenus. À noter cependant, ils sont 37 % à déclarer qu’ils ne sauraient pas comment réguler ces plateformes ou à préconiser aucune intervention des pouvoirs publics.

 

 


Ces chiffres sont les résultats de la troisième enquête de Renaissance Numérique sur une série de cinq qui seront dévoilées tout au long de l’année et jusqu’aux élections présidentielles. Elles ont pour vocation de dresser un portrait fidèle des attentes et usages des Français en termes de numérique, dans différents aspects de leur vie quotidienne. Pour le think tank, il s’agit de faire partir sa réflexion de données concrètes et réelles, pour accompagner au mieux le pays dans sa transition numérique.