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synthese

Chiffrement : quel équilibre entre vie privée et sécurité nationale ?

  • Libertés publiques et éthique

Chiffrement : quel équilibre entre vie privée et sécurité nationale ?

  • Libertés publiques et éthique

Avec l’avènement des systèmes d’information et leur mise en réseau, les utilisateurs d’internet et d’outils informatiques ont vu leurs données devenir d’autant plus vulnérables à mesure qu’ils ont eu accès à de nouveaux services. Le chiffrement, outil de sécurisation des systèmes d’information et protecteur des droits et libertés fondamentaux, notamment de la liberté d’expression et du droit à la vie privée, est alors devenu essentiel pour les économies et les sociétés.

Toutefois, les besoins d’enquête croissants sur le cyberespace des pouvoirs judiciaires et policiers pour lutter contre les organisations criminelles conduisent des autorités à travers le monde à appeler à l’affaiblissement du chiffrement. Si tous les usages de chiffrement ne posent pas la même nature de problème aux autorités publiques lorsqu’il s’agit d’appréhender des activités criminelles, il en est une qui est une problématique pour tous les pays du monde : le chiffrement de bout-en-bout. En effet, le chiffrement de bout-en-bout, en ce qu’il constitue l’obscurcissement d’une information de manière à ce que celle-ci ne soit disponible que pour l’émetteur et les destinataires légitimes du message, afin de garantir la confidentialité des échanges, offre de nouvelles opportunités aux organisations criminelles de se prémunir contre les enquêtes policières et judiciaires.

Fin avril 2021, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur français, a déclaré qu’il était nécessaire de laisser le gouvernement « rentrer et faire des failles de sécurité au sein des messageries cryptées pour mener des enquêtes ». Une déclaration qui fait écho à celle des ministères américain, australien et britannique de la Justice, qui dans une prise de parole conjointe ont souligné les « défis importants à la sécurité publique » que pose le chiffrement moderne, et exhorté les acteurs de la tech à mettre en œuvre des « solutions raisonnables et techniquement réalisables » pour permettre aux autorités d’accéder à des portes dérobées (backdoors) lorsque cela est nécessaire. Tout juste formé, le gouvernement allemand d’Olaf Scholz, a quant à lui, à travers la parole de l’expert en numérique du SPD, Jens Zimmermann, affirmé vouloir faire de la défense du chiffrement de bout-en-bout une priorité afin de garantir la protection de la vie privée des citoyens.

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(Re)voir le débat :