Événement

Littératie en IA dans le monde du travail

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Jeudi 29 octobre, de 9h30 à 12h30

Jean-François Lucas, délégué général de Renaissance Numérique, a représenté le think tank durant la keynote «Que signifie la maîtrise de l'IA pour une société inclusive et autonome ?», organisée par la fondation Hans-Böckler-Stiftung, l'Institut de Recherches Économiques et Sociales (IRES) et la Friedrich-Ebert-Stiftung Paris.

Ce jeudi 29 octobre, Jean-François Lucas, délégué général de Renaissance Numérique, est intervenu lors du webinaire franco-allemand intitulé « Construire ensemble une culture de l’IA au travail ». Organisé par la Hans-Böckler-Stiftung, l’IRES et la Friedrich-Ebert-Stiftung Paris, cet événement a réuni chercheurs et syndicalistes autour des enjeux de la littératie en intelligence artificielle dans le monde du travail.

Face à la transformation des métiers et des conditions de travail par l’IA, cette rencontre visait à explorer le rôle de la littératie en IA comme levier de pouvoir d’agir collectif. Au-delà des exigences du règlement européen, il s’agit de donner aux salariés et à leurs représentants les moyens d’évaluer les outils, de préserver les compétences critiques et de participer aux décisions encadrant les usages de l’IA au travail.

Lors de cette intervention centrée sur la littératie en IA, Jean-François Lucas est notamment revenu sur :

  • la distinction entre l’automatisation de tâches ciblées et la transformation globale d’un métier,
  • les 5 piliers de la littératie en IA : comprendre, utiliser, évaluer, décider et participer,
  • l’articulation entre les compétences du salarié, les prises d’action collective fournies par l’organisation et le cadre législatif (IA Act, art. 4).
  • 4 leviers d’action collective pour les représentants du personnel : cartographier, évaluer, préserver et négocier.

Une attention particulière a été accordée au levier « Préserver », dont les enjeux, pourtant essentiels pour accompagner les transformations du travail liées à l’IA, restent encore trop souvent peu abordés.

Il faut “préserver” certaines compétences humaines pour exercer un contrôle humain à différentes étapes (Human in the loop), notamment en cas de “retour en arrière” d’un déploiement IA. Il faut “préserver” ce qui peut être considéré des tâches non productives, qui ont de nombreuses fonctions : cohésion du collectif, “respiration” entre deux tâches, bien-être au travail, etc. Pascal Minotte en parlait dans le dernier entretien que nous avons réalisé : “Les tâches routinières ne sont pas nécessairement les plus épanouissantes, mais elles constituent parfois une forme de respiration dans une profession marquée par une forte intensité relationnelle”.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité de nos travaux, notamment de notre rapport « Déployer une littératie en IA pour une société inclusive et émancipatrice », publié en octobre 2025.


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