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Le Récap' de la semaine

  • Economie, emploi et travail

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Retrouvez tous nos Récap' sur Medium

 

#DigitalOrthosomnia

L’obsession de vouloir obtenir un sommeil parfait à un nom : l’orthosomnie. Moins connue que l’insomnie, de récentes études commencent à saisir de plus en plus la gravité de ce phénomène. Le terme est apparu dans la cadre d’une étude publiée en 2017 dans le Journal of Clinical Sleep Medecine par des chercheurs de la Rush University Medical School et de la Feinberg School of Medicine de la Northwestern University. Et pour cause, la prolifération des appareils “traqueurs de sommeil” préoccupe. “Pourcentage de manque de sommeil”, “baisse de fréquence cardiaque”, “rythme de sommeil”, “graphique de perturbation du sommeil”, “pourcentage de sommeil profond”, autant de termes favorisant le développement de l’obsession d’un sommeil parfait pour les adeptes de ces technologies. Les appareils connectés monitorent désormais chaque aspect de notre journée : du réveil au coucher, et l’habitude du contrôle peut parfois venir à ses dérives (obsessions).Il reste primordial, selon le Dr. Seema Khosla, directrice médical au North Dakota Center for Sleep, de comprendre cette technologie et ses limites, si l’on veut en exploiter tout leur potentiel. Lire l’article

 

#AIAgainstSexTrafficking

En avril 2018, une policière californienne tombe sur un message du National Center for Missing and Exploited Children sur Facebook, avec la photo d’un enfant disparu. Après avoir fait une capture d’écran et passé l’image dans l’outil Spotlight, créé par l’organisme sans but lucratif Thorn, celui-ci retrouve rapidement une liste d’annonce sexuelle en ligne comportant la photo de la fille. À l’aide de la technologie de reconnaissance faciale d’Amazon, Spotlight est un outil qui utilise des algorithmes de traitements d’images et de textes, afin de faire correspondre des visages et des indices d’annonces sexuelles en ligne à d’autres preuves. Le développement des nouvelles technologies comme moyen de lutter contre le trafic et l’exploitation sexuelle d’enfants en ligne est un des objectifs poursuivis par Thorn. Fondée en 2002, l’association fait ses preuves auprès des forces de l’ordre en devenant de plus en plus influente et en établissant des partenariats avec les géants du web tels que Facebook, Dropbox et Amazon. D’autres logiciels tels que le Project Arachnid sont utilisés notamment par le Centre canadien de protection de l’enfance et témoignent de la pertinence de la nouvelle génération d’outils techniques dans la lutte contre l’exploitation des enfants en ligne.Lire l’article.

 

#DigitalParity

Selon une étude publiée vendredi 21 juin par le Allen Institute for Artificial Intelligence, nommée “ Gender Trends in Computer Science Authorship”, les femmes n’atteindront pas la parité avec les hommes dans la rédaction de la recherche informatique si les tendances actuelles ne changent pas. Le laboratoire de recherche situé à Seattle qui a produit l’étude explique cet écart probablement par le faible nombre de femmes travaillant actuellement dans l’informatique, pouvant conduire à un parti pris plutôt masculin dans la communauté de rédacteurs en chefs. De plus, selon cette étude, l’utilisation croissante d’algorithmes informatiques dans les domaines du recrutement et de l’intelligence artificielle peut aboutir à certains biais dans la technologie sous-jacente de ces systèmes. En suivant l’évolution du pourcentage d’auteurs de sexe féminin dans le cadre de cette étude, chaque année, les chercheurs ont pu prédire statistiquement les changements futurs, bien que l’éventail de possibilité soit large. La plus réaliste, selon l’étude, fait référence à une parité des sexes pour l’an 213. Natalie Schluter, professeure à l’Université informatique du Danemark et spécialisée dans la compréhension du langage naturel, auteure d’une étude annexe, spécifie qu’il existe encore et toujours “un plafond de verre”. Lire l’article.

 

#MusicAI

C’est en novembre 2019 que l’orchestre philharmonique de Prague interprétera le dernier volet de “From the Future World”, œuvre inachevée à la suite de la mort de son compositeur Antonin Dvorak en 1904. 115 ans plus tard,à l’issu d’une commande passée en 2018 par les deux directeurs créatifs de l’agence de publicité Wunderman, une intelligence artificielle de la start-up AIVA technologie se fraye un chemin dans le processus créatif et parvient au bout de la composition de cette œuvre. Il va s’agir, en novembre, de la plus grosse représentation musicale jamais réalisée (terminée) par un algorithme. À ce titre, la SACEM a même reconnu AIVA comme étant le premier artiste virtuel, ses créations étant protégeables au même titre que celles d’un “humain”. Il aura cependant fallu 72 heures à l’intelligence pour parvenir à bout de ce morceau, alors que celle-ci met d’habitude moins d’une minute à parvenir à la réalisation d’un morceau, en supposant que le style soit déjà maîtrisé. Lire l’article.