Logo
Thématique
Economie, emploi et travail
Politiques, institutions et démocratie
Libertés publiques et éthique
Inclusion numérique et solidarité

decryptage

Le Récap' de la semaine

  • Economie, emploi et travail

Le Récap' de la semaine

  • Economie, emploi et travail

Retrouvez tous nos Récap' sur Medium

 

#DataLand

La demande de data centers en Norvège a connu récemment une forte hausse. Microsoft, Google et Volkswagen font partie des entreprises qui ont établi leurs centres de stockage des données dans le pays. Green Mountain et DigiPlexare, sociétés qui fournissent  l'hébergement collectif des données (l’hébergement de l’infrastructure informatique des données partagés par plusieurs entreprises), ont vu une importante augmentation de la demande de leurs services. Cette demande provient à la fois des clients norvégiens qui se tournent vers les fournisseurs de l’hébergement collectif et des entreprises internationales, qui sont attirées par l'énergie hydraulique bon marché et verte, ainsi que par le climat norvégien qui fait baisser le coût du refroidissement. L'augmentation de la demande vient aussi d'une meilleure réglementation du marché des data centers. Au cours des deux dernières années, le gouvernement norvégien a modifié les règles fiscales applicables à cette industrie, rendant l'électricité moins chère en la taxant selon les mêmes règles que les industries à forte intensité énergétique comme les usines sidérurgiques. Les modifications apportées par le gouvernement aux règles de l'impôt foncier ont également aidé ces centres. De plus en plus de connexions internationales par fibre optique entre la Norvège et le continent européen ont également été déployés. La connectivité et la vitesse de communication sont des facteurs déterminants pour l'augmentation de la demande de data centers. Lire l’article.

 

#CyberGaffe

Le 25 novembre, l’Office européen de police Europol a effectué une cyberattaque massive ayant permis de désactiver 26 000 comptes et sites utilisés par la mouvance jihadiste pour faire sa propagande, y compris l’agence Amaq, qui relaie les messages de Daesh. Cependant, la cyberattaque, qui a été menée en coordination avec 12 États membres et le concours de 9 fournisseurs de services en ligne, a fait des dommages collatéraux. Elle a notamment perturbé des mois de travail du renseignement français. L’opération d’Europol a en effet désactivé plusieurs comptes qui étaient infiltrés par les agents français pour surveiller les activités jihadistes. Dans certains cas, ces comptes existaient depuis des années. Par exemple, l'un d'entre eux a été créé en 2016 et était géré directement par la DGSI, la Direction générale de la Sécurité intérieure ou les service de renseignement français. Bien que ces suppressions avait réussi a effectué un nettoyage non négligable des sites et acteurs jihadists, au même temps, ils nuisent à la poursuite de ces travaux d'enquête, avec en certains cas des graves conséquences. Les véritables “cyber-jihadistes” dont certains se trouvent encore dans la zone irako-syrienne, se sont réfugiés sur d'autres plateformes, notamment Riotchat, Hoop ou TamTam. Or, contrairement à Telegram, les services de renseignement ne disposent pas d'outils techniques avancés pour gagner en visibilité sur ces plateformes. Lire l’article.

 

#DynamicSpectrumSharing

Apparu il y a moins de deux ans, le Dynamic spectrum sharing ou DSS, permet aux opérateurs télécoms d'offrir la 5G à leurs abonnés en réutilisant les bandes de fréquences de la 4G avec les mêmes équipements. Le DSS permet donc de minimiser le déploiement de nouveaux équipements et de maximiser l'utilisation des logiciels. Ainsi, les opérateurs peuvent proposer la 5G plus rapidement et attirer de nouveaux clients. Ericsson, équipementier suédois, mise beaucoup sur cette technologie : il l’a intégrée d'office sur tous les équipements qu'il vend aux opérateurs télécoms à travers le monde. Selon Fredrik Jejdling, numéro 2 d'Ericsson, le DSS constitue « une avancée majeure. Sans ça, les opérateurs doivent réaménager leurs fréquences, couper le gâteau en plusieurs morceaux. À mon avis, c'est le seul moyen économiquement viable pour faire de la 5G ». Actuellement, le DSS est offert par les opérateurs en Corée du Sud, en Chine et aux Etats-Unis, où la 5G est déjà présente dans certaines villes. Mais il n'est pas considéré comme une solution miracle par tous les opérateurs télécoms, comme l’exprime  Philippe Mouthon, directeur technique chez Nokia France : « Le spectrum sharing se fait au prix d'un sacrifice sur la capacité du réseau 4G, avec un risque de baisse sur la qualité d'expérience… C'est une solution intéressante pour maximiser la couverture mobile 5G, mais sans la pleine promesse du débit. Au final, il s'agit surtout d'un enjeu marketing : le DSS permet aux opérateurs d'afficher le petit logo 5G sur les smartphones. » Lire l’article.