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Bilan numérique de l'année 2012

  • Politiques, institutions et démocratie

Bilan numérique de l'année 2012

  • Politiques, institutions et démocratie

Présidentielle 2012

Premières analyses sur la place du numérique dans la pré-campagne pour l'élection présidentielle 2012

  • Tribune de Christine Balagué et Guillaume Buffet : "Au moment où le numérique devient un sujet pour tous les partis, de premiers clivages politiques apparaissent" 
  • Communiqué de presse "Présidentielle 2012 : ça clive sur le numérique"


Des contenus de programmes révélateurs d’idéologies distinctes

Avant de détailler les principaux désaccords, il convient de souligner les domaines qui font consensus entre PS et UMP. Les deux partis s’accordent sur leur attachement à la neutralité d’internet et à son inscription dans la loi, l’aide aux startups, et la présence d’un juge lors des mesures de filtrage ou de blocage de sites internet.

En revanche, le numérique reflète les clivages politiques droite/gauche traditionnels, particulièrement sur deux thématiques :

  • Le financement de la création : à gauche, Martine Aubry s’est prononcée en faveur de l’abrogation de l’Hadopi : elle propose de soutenir les artistes via un mécanisme de licence globale. A droite, l’UMP défend les acteurs installés et entend soutenir le modèle économique existant ; l’’Hadopi quant à elle, n’est pas remise en cause.
  • Le déploiement des réseaux très haut débit : les deux partis ont pour objectif la couverture de tout le territoire, mais la gauche prône le recours à un opérateur public, alors que l’UMP vante les mérites du libéralisme et de l’initiative privée : deux visions politiques opposées, la première plaçant l’action publique au premier plan alors que la seconde privilégie le privé.


Approche participative VS approche organisationnelle

De façon générale, l’organisation du débat lui même révèle ces dissensions politiques. L’UMP privilégie une approche plutôt traditionnelle « top down » dans laquelle les mesures sont élaborées en interne et soumises aux citoyens. Coté PS en revanche, l’approche est clairement plus participative : le programme issu d’ateliers de travail ouverts aux citoyens et animés par des « référents » en matière de numérique, est librement amendable en ligne.


L’éducation : mystère et inconnues

S’agissant de l’éducation et de la formation au numérique, l’UMP semble considérer ces enjeux comme essentiels puisqu’elle y consacre 10 des 45 mesures proposées. Le retard dans ce domaine ne date pas d’hier et Renaissance Numérique s’étonne que ces mesures n’aient pas été mises en place plus tôt. Du côté du PS, le programme reste très lacunaire sur la place à accorder à l’éducation à l’ère du numérique. « Il faudra des moyens considérables et beaucoup de volontarisme politique pour faire advenir l’école 2.0 »insiste Guillaume Buffet, co-président de Renaissance Numérique.

Renaissance Numérique publiera sous quinzaine ses propositions et espère qu’elles feront l’objet de débats et qu’elles seront reprises par les partis politiques.

Le think-tank rappelle qu’aujourd’hui, seuls 70% des foyers français sont connectés à l’internet. Ce qui fait 30% qui en sont exclus. À l’heure où la fracture numérique est devenue une fracture démocratique, l’accès pour tous est un préalable sur lequel Renaissance Numérique n’a de cesse de se battre depuis 5 ans déjà. Les partis politiques seraient bien inspirés d’y penser en amont de toute intervention.