Logo
Thématique
Economie, emploi et travail
Politiques, institutions et démocratie
Libertés publiques et éthique
Inclusion numérique et solidarité

Fichier 1

Événement

Colloque - Reconnaissance faciale : Interdiction, expérimentation, généralisation, réglementation. Où en est-on ? Où allons-nous ?

  • Libertés publiques et éthique
19 décembre 2019

Colloque - Reconnaissance faciale : Interdiction, expérimentation, généralisation, réglementation. Où en est-on ? Où allons-nous ?

  • Libertés publiques et éthique
19 décembre 2019
14h à 18h
Assemblée nationale / 126 rue de l'Université, 75 007 Paris

S'INSCRIRE

Inscription obligatoire avant le 12 décembre. Nombre de places limité. 


Les technologies de reconnaissance faciale, fondées sur le déploiement exponentiel des technologies d’intelligence artificielle, se développent de plus en plus dans la vie quotidienne, notamment pour la sécurisation de certains accès (déverrouiller un service, accéder à un compte bancaire, accéder à des locaux, etc.), non sans susciter des interrogations et des craintes sur la généralisation de ces usages.

Alors que les acteurs institutionnels s’interrogent sur la robustesse du cadre juridique actuel, les associations, au nom de la défense des droits fondamentaux, et les entreprises souhaitent évoluer dans un cadre serein et sécurisé. Il est nécessaire de prendre le temps du débat et de rassembler les différentes parties prenantes proposant des retours d’expérience et un positionnement sur ces enjeux.


Dans ce cadre, le think tank Renaissance Numérique et Monsieur Jean-Michel Mis, Député de la Loire vous convient, le temps d'un après-midi, à débattre de ces enjeux. Cette rencontre vise à rassembler acteurs publics, privés, de la société civile et du monde de la recherche, pour réfléchir de manière approfondie aux usages de la reconnaissance faciale, à ses enjeux en termes de droits et libertés fondamentales et à ses perspectives d’encadrement juridique.


Le programme :
 

14h-14h05 – Accueil par Jennyfer Chrétien, Déléguée générale de Renaissance Numérique  

14h05-14h20 – Introduction par Jean-Michel Mis, Député de la Loire, et Salwa Toko, Présidente du Conseil National du Numérique

14h20-14h35 – Quel regard du point de vue des citoyens ? (restitution de l’enquête inédite conduite par l’IFOP) par Jennyfer Chrétien, Déléguée générale de Renaissance Numérique, et David Nguyen, Directeur conseil en stratégie d'influence de l'IFOP

14h20-15h25 – Table Ronde 1
Reconnaissance faciale : usages industriels et commerciaux
  

Payer, déverrouiller notre terminal numérique, accéder à une zone protégée sur son lieu de travail, vieillir / féminiser son visage, fluidifier les files d’attente…  de nombreuses applications utilisent aujourd’hui des technologies de reconnaissance faciale afin de sécuriser et proposer de nouveaux services. Encadrés par le Règlement général sur la protection des données, ces usages plus ou moins sensibles font naître des inquiétudes parmi leurs utilisateurs quant au respect de leur vie privée et à l’exploitation de ces données. 

Questions couvertes : Que peuvent faire les entreprises privées avec nos données visages ? Quels usages se développent aujourd’hui sur les lieux de travail ? Quelles protections pour les consommateurs / usagers / citoyens ? Reconnaissance faciale ou visuelle : quelles précautions ? La performance des systèmes actuels n’est-elle pas un obstacle à la multiplication de ces usages ? Biais, transparence et performance : comment ces aspects sont-ils aujourd’hui pris en compte ? 

  • Didier Baichère, Député des Yvelines 
  • Vincent Bouatou, Directeur de l'Innovation Lab d'IDEMIA
  • Annabelle Richard, Avocate associée à Pinsent Masons
  • Mathieu Rondel, Directeur expertise et performance opérationnelle à la Direction des Opérations Aéroportuaires de Paris Aéroport
  • Hervé Simonin , Directeur de l'innovation du groupe Carrefour

15h25-16h30 – Table ronde 2
Reconnaissance faciale et libertés publiques : instrument de sécurité, techniques de surveillance

Si le débat de la reconnaissance faciale est aujourd’hui au sommet des agendas politique et médiatique, c’est notamment du fait de l’inquiétude que génère l’utilisation de ces technologies par la puissance publique, laissant apparaître le spectre d’une société de surveillance. Alors que dans le monde, les instances de police et renseignement se félicitent de l’arrivée de ces nouvelles technologies, certaines villes font au contraire le choix d’interdire totalement dans les rues ces usages. Au-delà des finalités de sécurité, tout un pan de nouveaux usages se développent pour permettre l’authentification et l’accès à des services publics, toujours en suscitant de vifs débats.

Questions couvertes : Quels sont les contours de ces innovations menées par les puissances publiques aujourd’hui et leurs différentes finalités ? Biais, transparence, performance, souveraineté : comment intégrer ces enjeux dans les usages de la reconnaissance faciale par la puissance publique ? Y a-t-il une échelle de l’acceptabilité, ou le besoin de rejeter en bloc ces innovations au nom des libertés fondamentales ? 

  • Théodore Christakis, Professeur à l'Université Grenoble Alpes et membre du Conseil National du Numérique
  • Raphaël de Cormis, Vice-président Innovation et Transformation numérique de Thalès
  • Christine Hennion, Députée des Hauts-de-Seine
  • Dominique Legrand, Président de l'Association Nationale de la Vidéoprotection
  • Alexandre Touzet, Maire de St-Yon, référent sécurité de l'Association des Maires de France

16h40-17h45 – Table ronde 3
Reconnaissance faciale : garde-fous et régulations, quelles perspectives ?

Les deux tables rondes précédentes ont permis de soulever de nombreuses questions, dont une bonne partie trouvera certainement leur réponse dans le cadre de régulations futures. Au vu des risques, quelles réponses peuvent apporter les régulateurs, les législateurs et les entités privées ?
La France est loin d’être le seul pays à se poser la question de la régulation de la reconnaissance faciale. Au sein de l’Union européenne et au-delà, les expérimentations et usages se déploient, et les gouvernements et localités prennent des mesures de régulation. Leurs contours sont variés et considèrent les cadres en vigueur : Règlement général sur la protection des données en Europe et lois nationales.

Questions couvertes : Pourquoi se pose aujourd’hui la question de la régulation de la reconnaissance faciale ? De quels cadres s’inspirer, ou au contraire, se détourner ? Quels acteurs pour définir ces nouvelles règles ? Quel cadre international ? 

  • Arthur Messaud, Juriste à La Quadrature du Net
  • John Frank, Vice-président des Affaires publiques Europe de Microsoft
  • Albane Gaillot, Députée du Val-de-Marne
  • Jean Lessi, Secrétaire général de la Commission nationale de l'informatique et des libertés
  • Mario Oetheimer, Chef adjoint à l'Unité de recherche et de données de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne

17h45-18h00 – Conclusion par Cédric O, Secrétaire d'État chargé du Numérique

La modération de cet après-midi de débats sera conduite par Marine Pouyat, Administratrice de Renaissance Numérique et Présidente de W Talents. 


S'INSCRIRE

Inscription obligatoire avant le 12 décembre. Nombre de places limité. 

Informations pratiques

19 décembre 2019
14h à 18h
Assemblée nationale / 126 rue de l'Université, 75 007 Paris