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Le Récap' de la semaine

  • Economie, emploi et travail

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#Désinformation

D’après une étude réalisée par des chercheurs du MIT (Etats-Unis) et de l’Université de Sofia (Bulgarie), les systèmes d’intelligence artificielle ne sont pas – encore – au point afin de détecter les fausses informations. Basée sur l’étude de 900 variables qui pourraient permettre de prédire la fiabilité d’un média quant à la véracité des informations qu’il partage, les chercheurs ont « formé » une machine fonctionnant grâce à l’intelligence artificielle à détecter ces fausses informations. Cependant, les résultats se sont montrés peu concluants puisque la machine n’a détecté les informations erronées, ou totalement fausses, que pour à peine 65% des données. D’après les chercheurs, ces fausses informations « sont très difficiles à analyser et demandent une méthodologie très rigoureuse ». Pour Preslac Nakov, chercheur au MIT, la seule façon d’améliorer les résultats est d’entraîner les machines avec « encore plus de nouvelles données » afin d’espérer avoir des résultats satisfaisants dans un futur proche. Lire l’article

 

#DonnéesPersonnelles

Pour avoir une boisson au Shiru Café, une chaine de café japonaise possédant des établissements au Japon, en Inde, et depuis peu aux Etats-Unis, pas besoin de monnaie. Dans ces cafés installés au sein d’universités et exclusivement réservés aux étudiants et membres des facultés, les clients ne paient pas avec de l’argent, mais avec leurs données personnelles. Avant de commander une boisson, les clients remplissent un formulaire en ligne, dont les informations sont transmises à des entreprises « sponsors »qui paient le café pour avoir accès aux informations des clients. Ces derniers reçoivent par la suite des publicités ciblées sur leur téléphone, des sondages ou encore des idées d’application à installer. Pour certains étudiants, cela ne comporte pas de risques puisque ce type de données est déjà accessible « en un clic sur Google, alors pourquoi ne pas en profiter pour avoir un café gratuit». Mais pour d’autres, le risque se trouve surtout au niveau de la connexion Wi-Fi gratuite proposée par ces cafés, car elle permettrait de collecter tout un panel de données grâce auquel « les sponsors peuvent croiser les données, ce qui pose une menace face à la garantie d’anonymat par la chaîne de cafés ». Lire l’article 

 

#NetflixAddict

La semaine dernière, le premier cas d’ « accro à Netflix » a été recensé et pris en charge par la clinique de santé mentale de Bangalore (Inde). Selon la clinique, le jeune homme de 26 ans passait plus de 7 heures devant les séries et films proposés par le service de vidéos en ligne. Cette « addiction » aurait provoqué chez le patient un état de fatigue avancée constant, des problèmes oculaires ainsi que des cycles de sommeil irréguliers. Pour le docteur Manoj Sharma, « en se plongeant dans le monde imaginaire des séries, le patient à essayer d'échapper à la réalité et à la pression de son entourage face à sa situation de chômage à long terme ». Le docteur appelle les entreprises de vidéos en ligne et distributeurs de smartphones à prévenir ce genre de nouvelles addictions liées aux nouvelles technologies, en fournissant notamment à leurs utilisateurs les moyens de garder un œil sur le temps qu’ils passent sur les différents réseaux ou services en ligne. La société Netflix a fait savoir qu’elle travaillait sur de nouvelles méthodes pour empêcher ce genre d’addiction de se développer et conseille aux utilisateurs de ne pas passer plus de 50 minutes par jour sur leur service. Lire l’article

 

#IAMédicale

Grâce aux travaux des chercheurs de l’Université de Zurich, il pourrait bientôt être possible de se faire diagnostiquer la maladie de Parkinson par son smartphone. Collectées sur 1853 personnes souffrant de la maladie de Parkinson, les données utilisées par les chercheurs ont été traitées par un système d’intelligence artificielle spécialisé dans les capacités physiques (voix, marche, doigté) et dans la mémoire à court terme. Cette étude aurait permis d’identifier la maladie de Parkinson avec 85% d’efficacité sur les sujets testés. D’après les chercheurs, le but avec cette IA adaptable à la puissance d’un smartphone est d’en faire « un outil auquel tout le monde aurait accès sur son smartphone, permettant des dépistages beaucoup plus rapides et pour beaucoup plus de personnes ». Cependant, la récolte des données en dehors de la surveillance d’un professionnel et l’impact de potentiels événements extérieurs sur les résultats sont encore des « variables à étudier avant de rendre possible ce dépistage sur smartphone. » Lire l’article