Paris, le 7 janvier
2010
La commission
Zelnik, qui avait été mise en place par Frédéric Mitterrand pour réfléchir à
une meilleure rémunération des artistes, vient de rendre son rapport au
Ministre de la culture. Elle préconise principalement de taxer les revenus
publicitaires en ligne. Le think tank Renaissance Numérique est consterné par
cette énième proposition qui témoigne d’une méconnaissance patente de
l’internet et des technologies de l’information et de la communication.
Renaissance
Numérique s’indigne que la commission présidée par Patrick Zelnik recommande
d’instaurer une nouvelle taxe sur les acteurs de l’internet. En quoi les
publicitaires seraient-ils responsables des pertes de revenu des
artistes ? L’association estime que la commission Zelnik entretient un
amalgame dangereux selon lequel les entrepreneurs du web voleraient les
artistes !
Le think-tank estime qu’il faut préférer une démarche innovante et
entrepreneuriale à une recherche de la sanction et de la taxation à
tout-va : « Arrêtons de diaboliser internet et regardons les
bénéfices apportés par le web ! », interpelle Christine Balagué,
co-Présidente de l’association, « car ni les annonceurs en ligne, ni
les fournisseurs d’accès à internet ne volent les artistes. Bien au
contraire : ils participent à l’émergence de nouveaux modèles économiques innovants
qui ont l’internet comme support, ils participent à rapprocher les
consommateurs des artistes, à les soutenir, à co-financer leurs
productions ».
Renaissance Numérique conclut que les difficultés économiques d’un
secteur, quel qu’il soit, ne doivent en aucun cas servir de prétexte à une
amputation des entrepreneurs, des innovateurs, ni de l’ensemble des
acteurs du numérique et de leurs ressources financières, qui sont la croissance
et les emplois de demain. « En France, il parait que faute de pétrole,
on avait des idées. Il semblerait que faute d'idées, on n'ait plus que des
taxes... », déplore Guillaume Buffet, co-Président de l’association,
qui appelle à une réflexion plus juste et plus renseignée sur le numérique et
la création culturelle.
Le think-tank avait
déjà exprimé dans un communiqué publié en 2008 les dangers que représenteraient
une taxe comme celle-là, qui en plus de n’apporter aucune solution aux
difficultés du modèle économique culturel, fragiliserait un secteur économique
qui n'en a pas besoin en cette période de crise (lien
vers le communiqué).
A propos de Renaissance Numérique
Renaissance Numérique est le think-tank du numérique citoyen en France. Créé en 2005, il est composé des principaux dirigeants des entreprises de l’internet en France ainsi que de chercheurs et universitaires réputés. Ses membres se concentrent sur un objectif clair : contribuer à la réduction des fractures numériques pour atteindre 80% des Français équipés et formés à l’usage d’internet à l’horizon 2010.
Contact presse : Loïc Bodin, délégué général - contact@renaissancenumerique.org - 06.13.77.16.43


